Sans nature aucune paix

Les choses vont mal puisqu’on s’est attaqué à la nature même des choses.

Ce que nous avons : aujourd’hui un document officiel qui dit que 30% des espèces végétales et animales va disparaître (ce qui démontre de quoi se soucie la pensée depuis des siècles) et des lectures, des discours, des actions autour du document.

Ce que nous voulons : puisque l’écologie ne s’est jamais pensée nécessaire dans un monde propre et ainsi reconnaît implicitement son statut provisoire, une pensée-de-nature-à ou la pensée qui pense l’écologie nécessaire, ayant la nature déterminante toujours derrière soi, dans tous les mondes et dans tout le provisoire possible.

Ce que nous aurons : un déterminant ou une déterminante, aussi unilatéral que possible – la nature –, un état de légitime défense a priori – pour celui qui se laisse déterminer –, une pluralité d’écologies provisoires à déterminer et enfin des coupables.

Voila l’évidence et le nouveau réalisme qui s’imposent, la nature étant le point déterminant :
Le crime est consommé, mais en même temps c’est le bon moment.

Une pensée, rien que de la pensée ? On ne reconnaît à la pensée aucun statut prioritaire, ni comme guide ni comme effet, mais c’est dans la pensée que se présente le nœud. Ce qui ne signifie pas que les nœuds ne naissent pas et ne se coupent pas ailleurs.

Une action-de-nature-à ? En tout cas, sans nature aucune paix.



Alessandro Bertocchi, mai 2007

Alessandro Bertocchi
 Senza natura nessuna pace

Le cose vanno male perché se la siamo presa con la natura stessa delle cose.

Quello che abbiamo: oggi un documento officiale che dice che 30% delle specie vegetali e animali sparirà (ciò dimostra di cosa si preoccupa il pensiero da secoli) e letture, discorsi, azioni.

Quello che vogliamo: poiché l’ecologia non si è mai pensata necessaria in un mondo pulito e così riconosce implicitamente il suo essere provvisoria, un pensiero di natura a o il pensiero che pensa l’ecologia necessaria, avendo la natura determinante sempre dietro di sé, in tutti i mondi e in ogni provvisorietà possibile.

Quello che avremo: un determinante o una determinante, unilaterale quanto è possibile – la natura –, uno stato di legittima difesa a priori – per chi si lascia determinare –, una pluralità d’ecologie provvisorie da determinare e alla fine dei colpevoli.

L’evidenza e il nuovo realismo s’impongono, la natura essendo il punto determinante: il crimine è consumato, ma nello stesso tempo è il buon momento.

Un pensiero, niente altro che pensiero? Non si accorda al pensiero, sia come guida che come affetto, nessun statuto prioritario, ma il nodo nel pensiero si presenta. Ciò non significa che i nodi non siano fatti e non si taglino altrove.

Un’azione di natura a? In ogni caso, senza natura nessuna pace.


Alessandro Bertocchi Maggio 2007

Alessandro Bertocchi